janjacq

calfouette

In divorce de pédé, le mecton on 18 novembre 2009 at 00:15

Vert fluo - par Amadeus Treponzo

Je suis sûr que t’aimerais voir ça, aujourd’hui je porte un slip de couleur fuchsia, ben oui, fuchsia. Rose, quoi !
Et ce n’est pas un problème de lavage en machine, je l’ai acheté comme ça, il m’a fait de l’œil aux Galeries Farfouillettes, pourtant le mannequin n’avait ni jambes, ni bras, ni tête, ni même rien au-dessus du nombril, mais du papier froissé tassé à la place du kiki pour faire croire qu’il était… convenablement monté.
Je t’ai payé ça la peau des fesses, d’autant que j’en ai pris deux, l’autre est vert fluo, c’est des CK.
Du rose, j’en ai souvent porté en-dessous, les tee-shirts aussi, parce qu’en lavage machine j’étais pas bien cador avant de rencontrer mon chéri
Maintenant je fais gaffe, je trie, le blanc avec le blanc, à 60 ou 40, la couleur avec la couleur, à 30, le noir avec le noir. Le noir, il a sa lessive spéciale, du Skip Black Chic, et c’est la spécialité “exclusive” à mon chéri, je ne me risquerais pas à lancer une machine avec dedans une de ses chemises cintrées de mafioso calabrais.
Hier, c’était du blanc. J’ai vidé le panier à linge par terre, j’ai pioché tout ce qui était blanc ou clair pour l’enfourner dans la gueule de l’Electrolux, et je suis tombé sur un calbut que je ne connaissais pas, une espèce de boxer “australien” pour droitier, en coton, marque Derby, ça s’achète chez Monoprix je crois, sale, mais sale, je te dis pas, à vomir.
- C’est quoi cette saloperie ?
Mais mon chéri n’était pas là pour me répondre.
- C’est pas possible que ce soit à lui ! Taille M, c’est trop grand ! C’est trop dégueulasse !
Faut que je te dise que mon chéri est un petit gabarit qui n’a jamais réussi à atteindre les 58 kilos, il ne porte que des caleçons, que des Calvin Klein avec Calvin Klein écrit tout autour de la ceinture, sa taille c’est 28, 30 maxi, ou S, il a toute la collection, certains en double ou triple… et il se change tous les jours, parfois même deux fois par jour quand il doit aller retrouver son mecton, tu sais l’autre, cet …… de clown, ce putain de salaud de bordel de con de sa mère, dis, «♑♂☆☈☁☝♨♫☭☇☂».
Franchement, je ne comprenais pas comment ce calecif crasseux avait pu atterrir là, un machin aussi dégoutant, avec au derrière une virgule marronnasse, devant des auréoles jaunâtres de pisse et la raideur du foutre séché, le tout sur fond gris, comme si on avait fait avec des poussières parisiennes vieilles de six mois.
Puis pire, il y avait l’odeur.
Faut que je te dise que mon chéri est un nez, il a un grand pif bien droit et bien dessiné, ma foi, mais un pif qui sait renifler, pas comme le mien qu’est qu’un gros nase.
Ce qui est con avec lui, parfois ça me gonfle, c’est qu’il n’y a pour lui que des mauvaises odeurs. Et que ça chlingue, et que ça puire messire, et que woua ça puasse, l’ail, la soupe aux choux, le sent-bon de Carrefour, le SO₂ ou l’œuf pourri, la vieille urine rance ou la merde quoi, je crois que je ne lui ai jamais entendu dire que ça fleurait bon, je suis bien content de ne pas avoir d’odorat, ce doit être l’enfer.
Tiens, au fait, est-ce que je me serais mis à puer ? L’acétone par exemple, à cause de mon diabète quand il est mal équilibré, me ferait-elle partir de la gueule ? Je sais pas.
Not’ problème, j’ai toujours cru que c’étaient mes ronflements…
Et puis j’ai trouvé un second slip en coton “blanc”, pas aussi crade mais presque, un autre truc acheté en supermarché, Athéna d’après l’étiquette, avec les élastiques tout détendus. Bon, j’allais le laver aussi, sans garantie de résultat…
… et j’ai brusquement repensé à nos récentes vacances.
On a eu du bol, on est allé presque tous les jours à la piscine, mais au lieu de porter son aussieBum noir de l’an dernier, mon chéri a changé plusieurs fois de slip de bain,. Tu sais, c’étaient des maillots de compète, il y avait un Décathlon gris un peu pourri, un Go Sport bleu et gris un peu trop confortable, hérités soi-disant de son champion de natation de mecton, cette espèce de Thorpe, de Phelps ou de Popov (Alain Bernard ? ah bon !), cet …… de clown à palmes, ce putain de salaud de bordel de con de sa mère, dis, «♑♂☆☈☁☝♨♫☭☇☂». Ça le faisait pas crawler plus vite mon chéri, et je ne comprenais pas parce son petit cul nageait dans ces horreurs. C’est ça l’amour ?
Tu crois que mon chéri il aime son mecton au point d’arborer fièrement ses slips de bain trop grands pour lui ?
Tu crois que quand on est en… manque, on a envie de fourrer ses miches dans des vêtements sales parce qu’ils ont été salis par l’autre, justement, de baigner dans son jus à l’autre, dans sa pisse, sa merde, ses odeurs à l’autre, d’oublier les règles les plus élémentaires… d’hygiène ? Et de… bon goût, il était plus raffiné que ça mon chéri, de mon temps. Enfin, je crois, je sais pas.
Un jour, dans un film porno, ça se passait dans des vestiaires, j’ai vu une petite pédale fourrer son nez dans le jock-strap d’un gros balèze qui prenait sa douche après son match de football américain, pour le fumet, comme une fouine, ou comme le con de clébard à mon frangin quand il me plante son groin dans la braguette en guise de bonjour.
Tu crois que mon chéri il fait ça avec les sous-vêtements de l’autre pétasse ? De penser qu’il a pu renifler aussi les miens, dans le temps, ça me donne envie de gerber.
Si ça se trouve, le calfouette craspouille, il lui sert de doudou pour dormir !?
Comment veux-tu que je sache, on fait chambre à part, à cause que je ronflerais, à cause peut-être que je puerais du bec, je ne le vois plus dormir mon doudou, c’est comme ça que je l’appelais avant…
… ce salopiot ! Ce salaud ! Je vais plus pouvoir le blairer, je sens !

pink
je veux les mêmes

jeu des 7 erreurs :
quoi ? je ripipille ?
hé ! si tu y regardais à deux fois tu verrais bien qu’il y a quand même quelques différences
- le texte est justifié, il se cale à gauche mais aussi à droite, patate
- à la fin des phrases il n’y a pas systématiquement un saut à la ligne
- la lettre initiale de chaque phrase est une majuscule, même le titre commence par un D plutôt que par un d
- il y a des points, pas seulement d’exclamation, d’interrogation ou de suspension, des points… finaux, c’est pour plus que tu tombes en apnée quand tu me lis, et pour que tu te sentes un peu plus… finaud parce que t’as compris du premier coup
les virgules, c’est bien beau, non seulement ça tache au fond, ça te laisse pas le temps de respirer, alors tu t’y perds, hein ?
a priori, tout ça ne se justifierait pas -ne s’expliquerait pas, patate- si l’environnement de mon blog n’avait pas changé
quand ils sont en trois colonnes, moi-même j’ai du mal à relire mes billets
tu vas me dire qu’il suffit de cliquer sur le titre pour avoir le texte pleine page et se retrouver dans les conditions de lecture d’avant
quand même
je m’interroge : c’était pas mieux avant ? ce qui fait le… talent du janjacq(Q) c’est-y pas les majuscules et les points qui manquent ? parce que le lire, on s’en fout bien un peu, du moment qu’il y a les pics des bomecs, des bogoss et des minous, et quand on cherche un peu de leur intimité
alors je t’interroge : ne te précipite surtout pas pour répondre, dis-moi juste que c’était mieux avant ou qu’il faut que je te trouve aut’chose, ailleurs peut-être ?
à tes commentaires !

Le jeu des 7 différences
Comment cela ? Je “ripipillerais” ?
Dites, jeune homme, si vous y regardiez à deux fois, vous verriez bien qu’il y a quand même quelques petites différences.
- Le texte est justifié, il se cale à gauche mais aussi à droite, les lignes sont mises à la longueur requise au moyen de blancs.
- A la fin des phrases, il n’y a plus systématiquement un saut à la ligne.
- La lettre initiale de chaque phrase est une majuscule. Ici, le titre commence par un D majuscule plutôt que par une minuscule.
- On trouve des points ! Pas seulement des points d’exclamation, d’interrogation ou de suspension, mais aussi des points… finaux. Ils sont là pour que vous ne tombiez plus en apnée quand vous me lisez, et également pour que vous vous sentiez un peu plus… finaud (plaisanterie !) parce que vous m’auriez compris du premier coup d’œil.
Les virgules, c’est bien beau, non seulement elles tachent le fond des sous-vêtements, elles ne vous laissent pas non plus le temps de respirer et conséquemment vous vous y perdez, n’est-ce pas ?
A priori, tout cela ne se justifierait pas, ne s’expliquerait pas, précisé-je jeune homme, si l’environnement de mon blog n’avait pas préalablement changé.
Lorsqu’ils sont sur trois colonnes, j’ai moi-même un mal fou mal à relire mes propres billets.
Vous allez me répliquer qu’il vous suffit de “cliquer” sur le titre pour obtenir un texte en pleine page et vous retrouver alors dans les mêmes conditions de lecture d’auparavant.
Tout de même !
Alors m’interrogé-je : n’était-ce pas mieux avant ? janjacq(Q) n’a-t-il pas bâti sa réputation et son renom sur des majuscules et des points finaux absents ? Il est vrai, aussi , qu’on se moque bien un peu de la teneur des billets dans la mesure où les photographies des beaux jeunes hommes, des beaux adolescents mâles et des éphèbes sont mises en page, ainsi que leur intimité pour ceux qui savent aller la trouver.
Oui, je t’interroge, mais ne vous hâtez donc pas pour me répondre. Dites-moi simplement si la présentation précédente n’était pas préférable à celle-ci ? Ou s’il ne serait pas intéressant de partir en quête d’un autre gabarit, d’un autre “template” si vous voulez, ailleurs que chez WordPress ?
Merci pour vos commentaires. Ils seront toujours les bienvenus !

✔ nota bene : en Béarn, comme en pays d’Oc sans doute, ripipillent (du verbe ripipiller) ceux qui radotent plaisamment un peu comme une… pie
✔ attention ❉❉❉ sondage ❉❉❉ : et si avec la venue de l’hiver on choisissait de s’habiller tout simplement comme ça ?

calbut

In divorce de pédé, le mecton on 18 novembre 2009 at 00:05

fuchsia - by amadeus treponzo

je suis sûr que t’aimerais voir ça, aujourd’hui je porte un slip de couleur fuchsia, ben oui, fuchsia
rose, quoi !
et ce n’est pas un problème de lavage en machine, je l’ai acheté comme ça, il m’a fait de l’œil aux Galeries Farfouillettes, pourtant le mannequin n’avait ni jambes, ni bras, ni tête, ni même rien au-dessus du nombril, mais du papier froissé tassé à la place du kiki pour faire croire qu’il était… convenablement monté
j’ai payé ça la peau des fesses, d’autant que j’en ai pris deux, l’autre est vert fluo, c’est des CK
du rose, j’en ai souvent porté en-dessous, les tee-shirts aussi, parce qu’en lavage machine j’étais pas bien cador avant de rencontrer mon chéri
maintenant je fais gaffe, je trie, le blanc avec le blanc, à 60 ou 40, la couleur avec la couleur, à 30, le noir avec le noir
le noir, il a sa lessive spéciale, du Skip Black Chic, et c’est la spécialité “exclusive” à mon chéri, je ne me risquerais pas à lancer une machine avec dedans une de ses chemises cintrées de mafioso calabrais
hier, c’était du blanc
j’ai vidé le panier à linge par terre, j’ai pioché tout ce qui était blanc ou clair pour l’enfourner dans la gueule de l’Electrolux, et je suis tombé sur un calbut que je ne connaissais pas, une espèce de boxer “australien” pour droitier, en coton, marque Derby, ça s’achète chez Monoprix je crois, sale, mais sale, je te dis pas, à vomir
- c’est quoi cette saloperie ?
mais mon chéri n’était pas là pour me répondre
- c’est pas possible que ce soit à lui ! taille M, c’est trop grand ! c’est trop dégueulasse !
faut que je te dise que mon chéri est un petit gabarit qui n’a jamais réussi à atteindre les 58 kilos, il ne porte que des caleçons, que des Calvin Klein avec Calvin Klein écrit tout autour de la ceinture, sa taille c’est 28, 30 maxi, ou S, il a toute la collection, certains en double ou triple… et il se change tous les jours, parfois même deux fois par jour quand il doit aller retrouver son mecton, tu sais l’autre, cet …… de clown, ce putain de salaud de bordel de con de sa mère, dis, «♑♂☆☈☁☝♨♫☭☇☂»
franchement, je ne comprenais pas comment ce calecif crasseux avait pu atterrir là, un machin aussi dégoutant, avec au derrière une virgule marronnasse, devant des auréoles jaunâtres de pisse et la raideur du foutre séché, le tout sur fond gris, comme si on avait fait avec des poussières parisiennes vieilles de six mois
puis pire, il y avait l’odeur
faut que je te dise que mon chéri est un nez, il a un grand pif bien droit et bien dessiné, ma foi, mais un pif qui sait renifler, pas comme le mien qu’est qu’un gros nase
ce qui est con avec lui, parfois ça me gonfle, c’est qu’il n’y a pour lui que des mauvaises odeurs
et que ça chlingue, et que ça puire messire, et que woua ça puasse, l’ail, la soupe aux choux, le sent-bon de Carrefour, le SO₂ ou l’œuf pourri, la vieille urine rance ou la merde quoi, je crois que je ne lui ai jamais entendu dire que ça fleurait bon, je suis bien content de ne pas avoir d’odorat, ce doit être l’enfer
tiens, au fait, est-ce que je me serais mis à puer ? l’acétone par exemple, à cause de mon diabète quand il est mal équilibré, me ferait-elle partir de la gueule ? je sais pas
not’ problème, j’ai toujours cru que c’étaient mes ronflements…
et puis j’ai trouvé un second slip en coton “blanc”, pas aussi crade mais presque, un autre truc acheté en supermarché, Athéna d’après l’étiquette, avec les élastiques tout détendus
bon, j’allais le laver aussi, sans garantie de résultat…
… et j’ai brusquement repensé à nos récentes vacances
on a eu du bol, on est allé presque tous les jours à la piscine, mais au lieu de porter son aussieBum noir de l’an dernier, mon chéri a changé plusieurs fois de slip de bain, tu sais, c’étaient des maillots de compète, il y avait un Décathlon gris un peu pourri, un Go Sport bleu et gris un peu trop confortable, hérités soi-disant de son champion de natation de mecton, cette espèce de Thorpe, de Phelps ou de Popov (Alain Bernard ? ah bon !), cet …… de clown à palmes, ce putain de salaud de bordel de con de sa mère, dis, «♑♂☆☈☁☝♨♫☭☇☂», ça le faisait pas crawler plus vite mon chéri, et je ne comprenais pas parce son petit cul nageait dans ces horreurs
c’est ça l’amour ?
tu crois que mon chéri il aime son mecton au point d’arborer fièrement ses slips de bain trop grands pour lui ?
tu crois que quand on est en… manque, on a envie de fourrer ses miches dans des vêtements sales parce qu’ils ont été salis par l’autre, justement, de baigner dans son jus à l’autre, dans sa pisse, sa merde, ses odeurs à l’autre, d’oublier les règles les plus élémentaires… d’hygiène ?
et de… bon goût, il était plus raffiné que ça mon chéri, de mon temps
enfin, je crois, je sais pas
un jour, dans un film porno, ça se passait dans des vestiaires, j’ai vu une petite pédale fourrer son nez dans le jock-strap d’un gros balèze qui prenait sa douche après son match de football américain, pour le fumet, comme une fouine, ou comme le con de clébard à mon frangin quand il me plante son groin dans la braguette en guise de bonjour
tu crois que mon chéri il fait ça avec les sous-vêtements de l’autre pétasse ? de penser qu’il a pu renifler aussi les miens, dans le temps, ça me donne envie de gerber
si ça se trouve, le calfouette craspouille, il lui sert de doudou pour dormir !?
comment veux-tu que je sache, on fait chambre à part, à cause que je ronflerais, à cause peut-être que je puerais du bec, je ne le vois plus dormir mon doudou, c’est comme ça que je l’appelais avant…
… ce salopiot ! ce salaud ! je vais plus pouvoir le blairer, je sens !

pink

je veux les mêmes

appel à témoin : c’est quoi l’odorat pour toi dans ta relation… amoureuse ? dis-moi stp !?

a (h1n1)

In actu, what's up doc on 15 novembre 2009 at 00:13

touché !
euh… non… piqué !
ayé, Roselyne m’a bien eu, je suis passé à la casserole, c’est cool

vendredi matin, j’ai appelé Docteur House (sorry Milo ! je suis un peu coincé là, l’autre billet est trop près pour appeler Lamaison…)
- faut le faire !!!
au moins, ça le mérite d’être clair, net et précis
- ok d’accord, mais j’ai vu qu’il y en a six, je dois demander lequel ?
- vous savez mon bon, on ne va pas vous laisser le choix, pour le moment on n’en a qu’un, le GSK, mais ça tombe bien parce qu’il est avec adjuvant

Le vaccin contre la grippe A qui vous sera proposé contiendra un adjuvant, ce qui est recommandé par le Haut Conseil de la Santé Publique. Les informations scientifiques dont nous disposons aujourd’hui laissent penser qu’il y a plus de bénéfices que de risques, pour les personnes vivant avec le VIH, à utiliser un vaccin avec adjuvant, pour une meilleure réponse immunitaire et donc une meilleure protection.
Les adjuvants servent à augmenter la réponse immunitaire et à diminuer la quantité d’antigène présente dans le vaccin. Les adjuvants utilisés sont présents dans d’autres vaccins couramment utilisés, dont celui de la grippe saisonnière.

- au fait, vous l’avez fait, vous ?
- j’y suis allé à reculons mais je l’ai fait…
- on ne vous a pas laissé le choix ?
- on va dire ça comme ça…
- et vous ne me laissez pas le choix ?
- on va dire ça comme ça !
de toute façon, avant même de lui téléphoner, je me doutais bien des réponses du Docteur House
il n’y avait guère que cette histoire d’adjuvant ou de pas adjuvant qui me turlupinait un peu
je savais que je me ferais vacciner contre l’avis de tous, sauf peut-être de trt5 parce que j’avais auparavant trouvé ça sur leur site :

Pourquoi des recommandations spécifiques aux personnes vivant avec le VIH ?
Il est possible que l’infection par le virus de la grippe A soit plus souvent responsable, chez les personnes infectées par le VIH, de formes sévères et de décès que chez les personnes séronégatives d’âge comparable, comme c’est le déjà le cas pour la grippe saisonnière (grippe classique) qui survient tous les ans. Les pneumonies bactériennes, surtout celles dues au pneumocoque, sont une des complications les plus fréquentes de la grippe saisonnière et des formes graves de grippe A pour les personnes atteintes par le VIH. Ces pneumonies peuvent être graves et nécessitent une hospitalisation. Une autre complication, l’alvéolite aigue, souvent mortelle, est due au virus de la grippe A lui-même.
Ce risque plus élevé lié à la grippe est réduit chez les personnes qui prennent un traitement anti-VIH efficace. Il concernerait principalement les personnes qui ont peu de lymphocytes T4 (ou CD4) et/ou qui ne sont pas sous traitement, ou dont le traitement est en échec thérapeutique, mais aussi les personnes qui souffrent d’autres maladies associées au VIH (lymphomes, diabète, problèmes pulmonaires ou problèmes cardiaques, cirrhose due à une hépatite virale..), qui fument ou qui vivent dans des conditions de grande précarité ou promiscuité (foyer, prison, rue). Chez l’enfant vivant avec le VIH, surtout de moins de 5 ans, on peut craindre plus de complications ou de décès dus au virus de la grippe A que chez l’adulte.

c’est moi qui t’ai mis du gras (qui ne tache pas, je me répète) mais reconnais que quand on est diabétique insulino-dépendant depuis l’adolescence, quand on a été diagnostiqué séropo en 1992 (putain, ça me rajeunit pas !), quand on est sous trithérapie depuis plus de douze ans, quand on a réchappé aux dommages collatéraux (deux infarctus !), quand on est pourtant -et quand même- debout, et en position de combat, reconnais que ça ferait mortellement chier de partir à cause d’une grippe bénigne, d’une grippette de mes deux et d’une poussée de température à 38,5
je suis vacciné, ok, mais j’ai des circonstances atténuantes, non ?

je suis un bon client, alors pour moi, avec la sécu, tout marche comme sur des roulettes
attends, attends, je tempère un peu, tout marche presque comme sur des roulettes
l’autre jour, Laurent – Dela…

… housse
avait à peine fini sa phrase qu’on sonnait à ma porte
quoi ? tu connais pas Delahousse ?
c’est à la téloche, tu vois, tu prends une Elise (Ducet) et un Pujadas (David), tu assaisonnes, tu touilles, ou tu mixes si t’as un robot-marie, t’obtiens un Delahousse (qui a dit : de couette ? je suis sérieux !) et c’est que pour le week-end, heureusement, parce que plus, c’est vraiment trop
le Laurent en question, quand il cause dans le poste, tu sais jamais si c’est son prompteur qui avance par saccades ou qui est en panne, ou s’il est juste en train de se mirer, de se trouver beau et de trouver belles ses mèches dans un miroir de courtoisie qui serait pendu sous l’objectif de la caméra
écoute, écoute-le un peu :
le président – Nico – las… Sarko…

… zi
il m’énerve
qu’est-ce que je te disais ? ah oui, le facteur a sonné à la porte
convocation de la sécu, signée Roselyse Bachelot-Narquin, née…? pour aller se faire piquer avec accusé de réception
la sécu elle pense à moi, en ma qualité de fossoyeur du système de santé français, alors j’étais pas preum’s, mais presque
je me suis senti tout chose, il y a longtemps que je ne m’étais pas trouvé sur la même ligne qu’un nourrisson de deux mois et qu’une meuf en cloque de huit ou neuf, parce que y a pas à dire, le classement en invalidité ça te met quand même sur une espèce de voie de garage où les vagissements et les cris d’une imminente maman ne te cassent plus guère les oreilles

vendredi après-midi, j’ai enfourché un Vélib’ et je me suis rendu au gymnase Reuilly
mais ousqu’ils étaient les trois cents mouflets qui te fichent habituellement là un boucan d’enfer ? on se serait cru dans une cathédrale de béton peint et de verre
trop cool l’ambiance, couleurs pastel (façon sucre d’orge), moquette feutrée (ça rebondit bien un ballon là-dessus ?), panneaux de basket élégamment repliés au plafond (comme pour se planquer aux regards), faut te dire qu’il n’est pas vieux vieux le gymnase Reuilly
- c’est pour la grippe ?
- pourquoi ? il y a un match de hand ?
- vous descendez l’escalier, vous allez à l’accueil P1 avec votre bon de vaccination et votre carte d’identité
je m’attendais à avoir des kilomètres de queue à faire, et j’étais… seul, absolument seul, j’étais bien arrivé avec un jeune couple, lui vachement mignon, elle toute timide avait répondu qu’ils étaient personnel infirmier réquisitionné, et pour moi tout seul il y avait là le sbire de l’entrée, deux hôtesses d’accueil, quatre médecins, une seizaine d’infirmières en civil et deux infirmiers, dont le beau gosse, leur cheftaine, un vigile bras croisés et certainement tout un staff vraisemblablement planqué… dans les vestiaires
alors on m’a laissé tout mon temps pour que je fasse huit croix dans les cases idoines d’un questionnaire à réponses multiples, oui ou non en fait, les toubibs m’ont fait attendre un peu avant que l’un deux ne m’appelle
- vous venez pourquoi ?
- je suis séropo
- équilibré ?
- couci-couça
- on a le bon vaccin, avec adjuvant
- j’ai de la chance alors…
j’ai cheminé entre des barrières métalliques pour aller m’asseoir sur la première de la cinquantaine de chaises en plastique qui me tendaient les bras
quoi ? ce sont les fauteuils qui tendent les bras ?
si tu veux, toujours est-il que j’ai attendu un bon quart d’heure, ç’avait l’air d’être un debriefing, la cheftaine avait réuni tout le personnel infirmier autour d’elle, au centre du terrain, mais je ne comprenais pas ce qu’elle disait
elle est venue vers moi
- c’est mon tour ? ai-je demandé
- excusez-nous, Monsieur, c’était l’heure de la relève et je devais passer les consignes, vous pouvez y aller, c’est là, P4
tout autour du rond central il y avait une demi-douzaine de cabines astucieusement réalisées avec des cartons kraft pités debout qui formaient cloison ou paravent, comme tu veux, je me suis mis à l’abri, cinq infirmières m’ont sauté dessus, le beau mec était déjà en pause alors coquette est restée sage, elles m’ont fait mettre torse nu, je transpirais, l’une d’entre elles m’a sauvagement planté une aiguille d’au moins 12 mm dans le triceps du bras gauche
- je vous ai fait mal ?

je suis vacciné, la la lère
il va peut-être falloir que j’y retourne, parce que dans trois semaines, rebelote

Le schéma vaccinal qui vous est proposé comporte actuellement l’administration de deux doses du même vaccin, qui devront être espacées de 21 jours. Cet intervalle de 21 jours est recommandé entre deux injections afin de permettre l’induction de la réponse immunitaire au cours de la 1ère semaine et son augmentation au cours des 2ème et 3ème semaines. Ce délai entre les deux injections ne peut être raccourci, mais il peut être rallongé (un allongement de ce délai jusqu’à 6 mois ne réduit pas l’efficacité de la vaccination mais retarde la protection).
Certains experts, ainsi que le Haut conseil de santé publique pensent qu’une seule injection pourrait, dans certains cas, suffire pour offrir une protection suffisamment durable contre le virus A(H1N1). L’immunisation offerte par la première injection est forte et permet une bonne protection immédiate. On ne sait pas encore si la protection induite par une unique injection pourrait persister suffisamment longtemps pour passer les mois d’hiver et de printemps, où le virus H1N1 restera présent.

moi je dis que ce sera deux, sans doute, parce que Roselyne, elle a acheté 94 millions de doses de vaccin contre la grippette
alors les zenfants, sachant que chaque vacciné le sera deux fois, que 1060 centres ont été ouverts de par la France, qu’en moyenne 17 personnes se font piquer par jour dans chacun de ces centres, comme au gymnase Reuilly ce vendredi, combien de jours allons-nous pouvoir tenir ce rythme endiablé ?
ne cherchez pas, j’ai fait chauffer la calculette, le résultat est 2600, plus de sept ans !

et les dates de péremption ?

deux

pour moi, ce sera deux