
Vert fluo - par Amadeus Treponzo
Je suis sûr que t’aimerais voir ça, aujourd’hui je porte un slip de couleur fuchsia, ben oui, fuchsia. Rose, quoi !
Et ce n’est pas un problème de lavage en machine, je l’ai acheté comme ça, il m’a fait de l’œil aux Galeries Farfouillettes, pourtant le mannequin n’avait ni jambes, ni bras, ni tête, ni même rien au-dessus du nombril, mais du papier froissé tassé à la place du kiki pour faire croire qu’il était… convenablement monté.
Je t’ai payé ça la peau des fesses, d’autant que j’en ai pris deux, l’autre est vert fluo, c’est des CK.
Du rose, j’en ai souvent porté en-dessous, les tee-shirts aussi, parce qu’en lavage machine j’étais pas bien cador avant de rencontrer mon chéri
Maintenant je fais gaffe, je trie, le blanc avec le blanc, à 60 ou 40, la couleur avec la couleur, à 30, le noir avec le noir. Le noir, il a sa lessive spéciale, du Skip Black Chic, et c’est la spécialité “exclusive” à mon chéri, je ne me risquerais pas à lancer une machine avec dedans une de ses chemises cintrées de mafioso calabrais.
Hier, c’était du blanc. J’ai vidé le panier à linge par terre, j’ai pioché tout ce qui était blanc ou clair pour l’enfourner dans la gueule de l’Electrolux, et je suis tombé sur un calbut que je ne connaissais pas, une espèce de boxer “australien” pour droitier, en coton, marque Derby, ça s’achète chez Monoprix je crois, sale, mais sale, je te dis pas, à vomir.
- C’est quoi cette saloperie ?
Mais mon chéri n’était pas là pour me répondre.
- C’est pas possible que ce soit à lui ! Taille M, c’est trop grand ! C’est trop dégueulasse !
Faut que je te dise que mon chéri est un petit gabarit qui n’a jamais réussi à atteindre les 58 kilos, il ne porte que des caleçons, que des Calvin Klein avec Calvin Klein écrit tout autour de la ceinture, sa taille c’est 28, 30 maxi, ou S, il a toute la collection, certains en double ou triple… et il se change tous les jours, parfois même deux fois par jour quand il doit aller retrouver son mecton, tu sais l’autre, cet …… de clown, ce putain de salaud de bordel de con de sa mère, dis, «♑♂☆☈☁☝♨♫☭☇☂».
Franchement, je ne comprenais pas comment ce calecif crasseux avait pu atterrir là, un machin aussi dégoutant, avec au derrière une virgule marronnasse, devant des auréoles jaunâtres de pisse et la raideur du foutre séché, le tout sur fond gris, comme si on avait fait avec des poussières parisiennes vieilles de six mois.
Puis pire, il y avait l’odeur.
Faut que je te dise que mon chéri est un nez, il a un grand pif bien droit et bien dessiné, ma foi, mais un pif qui sait renifler, pas comme le mien qu’est qu’un gros nase.
Ce qui est con avec lui, parfois ça me gonfle, c’est qu’il n’y a pour lui que des mauvaises odeurs. Et que ça chlingue, et que ça puire messire, et que woua ça puasse, l’ail, la soupe aux choux, le sent-bon de Carrefour, le SO₂ ou l’œuf pourri, la vieille urine rance ou la merde quoi, je crois que je ne lui ai jamais entendu dire que ça fleurait bon, je suis bien content de ne pas avoir d’odorat, ce doit être l’enfer.
Tiens, au fait, est-ce que je me serais mis à puer ? L’acétone par exemple, à cause de mon diabète quand il est mal équilibré, me ferait-elle partir de la gueule ? Je sais pas.
Not’ problème, j’ai toujours cru que c’étaient mes ronflements…
Et puis j’ai trouvé un second slip en coton “blanc”, pas aussi crade mais presque, un autre truc acheté en supermarché, Athéna d’après l’étiquette, avec les élastiques tout détendus. Bon, j’allais le laver aussi, sans garantie de résultat…
… et j’ai brusquement repensé à nos récentes vacances.
On a eu du bol, on est allé presque tous les jours à la piscine, mais au lieu de porter son aussieBum noir de l’an dernier, mon chéri a changé plusieurs fois de slip de bain,. Tu sais, c’étaient des maillots de compète, il y avait un Décathlon gris un peu pourri, un Go Sport bleu et gris un peu trop confortable, hérités soi-disant de son champion de natation de mecton, cette espèce de Thorpe, de Phelps ou de Popov (Alain Bernard ? ah bon !), cet …… de clown à palmes, ce putain de salaud de bordel de con de sa mère, dis, «♑♂☆☈☁☝♨♫☭☇☂». Ça le faisait pas crawler plus vite mon chéri, et je ne comprenais pas parce son petit cul nageait dans ces horreurs. C’est ça l’amour ?
Tu crois que mon chéri il aime son mecton au point d’arborer fièrement ses slips de bain trop grands pour lui ?
Tu crois que quand on est en… manque, on a envie de fourrer ses miches dans des vêtements sales parce qu’ils ont été salis par l’autre, justement, de baigner dans son jus à l’autre, dans sa pisse, sa merde, ses odeurs à l’autre, d’oublier les règles les plus élémentaires… d’hygiène ? Et de… bon goût, il était plus raffiné que ça mon chéri, de mon temps. Enfin, je crois, je sais pas.
Un jour, dans un film porno, ça se passait dans des vestiaires, j’ai vu une petite pédale fourrer son nez dans le jock-strap d’un gros balèze qui prenait sa douche après son match de football américain, pour le fumet, comme une fouine, ou comme le con de clébard à mon frangin quand il me plante son groin dans la braguette en guise de bonjour.
Tu crois que mon chéri il fait ça avec les sous-vêtements de l’autre pétasse ? De penser qu’il a pu renifler aussi les miens, dans le temps, ça me donne envie de gerber.
Si ça se trouve, le calfouette craspouille, il lui sert de doudou pour dormir !?
Comment veux-tu que je sache, on fait chambre à part, à cause que je ronflerais, à cause peut-être que je puerais du bec, je ne le vois plus dormir mon doudou, c’est comme ça que je l’appelais avant…
… ce salopiot ! Ce salaud ! Je vais plus pouvoir le blairer, je sens !
jeu des 7 erreurs :
quoi ? je ripipille ?
hé ! si tu y regardais à deux fois tu verrais bien qu’il y a quand même quelques différences
- le texte est justifié, il se cale à gauche mais aussi à droite, patate
- à la fin des phrases il n’y a pas systématiquement un saut à la ligne
- la lettre initiale de chaque phrase est une majuscule, même le titre commence par un D plutôt que par un d
- il y a des points, pas seulement d’exclamation, d’interrogation ou de suspension, des points… finaux, c’est pour plus que tu tombes en apnée quand tu me lis, et pour que tu te sentes un peu plus… finaud parce que t’as compris du premier coup
les virgules, c’est bien beau, non seulement ça tache au fond, ça te laisse pas le temps de respirer, alors tu t’y perds, hein ?
a priori, tout ça ne se justifierait pas -ne s’expliquerait pas, patate- si l’environnement de mon blog n’avait pas changé
quand ils sont en trois colonnes, moi-même j’ai du mal à relire mes billets
tu vas me dire qu’il suffit de cliquer sur le titre pour avoir le texte pleine page et se retrouver dans les conditions de lecture d’avant
quand même
je m’interroge : c’était pas mieux avant ? ce qui fait le… talent du janjacq(Q) c’est-y pas les majuscules et les points qui manquent ? parce que le lire, on s’en fout bien un peu, du moment qu’il y a les pics des bomecs, des bogoss et des minous, et quand on cherche un peu de leur intimité
alors je t’interroge : ne te précipite surtout pas pour répondre, dis-moi juste que c’était mieux avant ou qu’il faut que je te trouve aut’chose, ailleurs peut-être ?
à tes commentaires !
Le jeu des 7 différences
Comment cela ? Je “ripipillerais” ?
Dites, jeune homme, si vous y regardiez à deux fois, vous verriez bien qu’il y a quand même quelques petites différences.
- Le texte est justifié, il se cale à gauche mais aussi à droite, les lignes sont mises à la longueur requise au moyen de blancs.
- A la fin des phrases, il n’y a plus systématiquement un saut à la ligne.
- La lettre initiale de chaque phrase est une majuscule. Ici, le titre commence par un D majuscule plutôt que par une minuscule.
- On trouve des points ! Pas seulement des points d’exclamation, d’interrogation ou de suspension, mais aussi des points… finaux. Ils sont là pour que vous ne tombiez plus en apnée quand vous me lisez, et également pour que vous vous sentiez un peu plus… finaud (plaisanterie !) parce que vous m’auriez compris du premier coup d’œil.
Les virgules, c’est bien beau, non seulement elles tachent le fond des sous-vêtements, elles ne vous laissent pas non plus le temps de respirer et conséquemment vous vous y perdez, n’est-ce pas ?
A priori, tout cela ne se justifierait pas, ne s’expliquerait pas, précisé-je jeune homme, si l’environnement de mon blog n’avait pas préalablement changé.
Lorsqu’ils sont sur trois colonnes, j’ai moi-même un mal fou mal à relire mes propres billets.
Vous allez me répliquer qu’il vous suffit de “cliquer” sur le titre pour obtenir un texte en pleine page et vous retrouver alors dans les mêmes conditions de lecture d’auparavant.
Tout de même !
Alors m’interrogé-je : n’était-ce pas mieux avant ? janjacq(Q) n’a-t-il pas bâti sa réputation et son renom sur des majuscules et des points finaux absents ? Il est vrai, aussi , qu’on se moque bien un peu de la teneur des billets dans la mesure où les photographies des beaux jeunes hommes, des beaux adolescents mâles et des éphèbes sont mises en page, ainsi que leur intimité pour ceux qui savent aller la trouver.
Oui, je t’interroge, mais ne vous hâtez donc pas pour me répondre. Dites-moi simplement si la présentation précédente n’était pas préférable à celle-ci ? Ou s’il ne serait pas intéressant de partir en quête d’un autre gabarit, d’un autre “template” si vous voulez, ailleurs que chez WordPress ?
Merci pour vos commentaires. Ils seront toujours les bienvenus !
✔ nota bene : en Béarn, comme en pays d’Oc sans doute, ripipillent (du verbe ripipiller) ceux qui radotent plaisamment un peu comme une… pie
✔ attention ❉❉❉ sondage ❉❉❉ : et si avec la venue de l’hiver on choisissait de s’habiller tout simplement comme ça ?
























